Changer d'avis
Il n’y a que les imbéciles qui ne le font pas selon le proverbe.
Alors comme je ne le suis pas je l’ai fait.
Et sur quel sujet ?
Les puzzles.
En fait je trouvais cette activité était une perte de temps. Que ça ne servait qu’à occuper les enfants et les canaliser en un point précis de la maison.
Mais voilà, sur twitter sur Instagram des connaissances qui se mettent à faire des puzzles, et cela entre adultes, voir le plus souvent en solo.
Et puis un jour, alors que j’étais justement en train de faire un puzzle 99 pièce avec un individu d’un âge réduit, Je me dit que c’est agréable quand même à faire. Même s’il faut l’avouer, la réalisation d’un tel puzzle passé la quarantaine ne propose pas un grand challenge.
Mes freins
Il y avait plusieurs freins à ce que je me lance dans cette aventure. Le temps, le prix, la manipulation excessive.
Le temps, Je sais que ça représente plusieurs heures de travail, et que je n’ai pas tant d’heures de disponible après les obligations de la vie. J’ai donc profité que les congés de Noël arrivent pour m’y mettre parce qu’en général la météo n’est pas très favorable aux activités extérieures.
Le prix, n’est plus un problème depuis que j’ai vu que ma médiathèque en proposait en tant qu’emprunt.
La manipulation excessive, j’entends par là, comme pour les jeux de société solo, beaucoup de manipulations de cartes pions et autre pour un plaisir pas toujours à la hauteur.
Let’s go
Je suis donc passé à la médiathèque et j’ai pris un puzzle Ravensburger sur le thème Comics Marvel. J’ai évité les puzzle de chat.
Je me suis installé et j’ai commencé à trier les pièces par couleur et à isoler les bords.
Et au final c’est assez addictif comme sensation.
En fait à chaque fois que l’on associe 2 pièces ou plus, on a cette petite dose d’endorphine qui nous donne du plaisir. Un sentiment de satisfaction qui nous donne envie d’en faire encore un peu.
A chaque fois on se dit, encore une pièce, encore une, encore une. Et au final l’image prend forme.
J’ai un sentiment qui se rapproche de l’enquête ou de l’escape game, on veut trouver la solution. On enquête, cette couleur est-elle plus proche de du brun clair de ce personnage ou du brun foncé de l’autre ?
Et puis on voit au détour du regard une pièce avec un cercle qui ressemble étrangement à ce bout de mosaïque que l’on vient de poser. Et alors on part à la chasse aux autre petits cercles. Et tout s’emboite. Un sentiment de satisfaction nous étreint et l’on se dit allez encore une pièce.
Et plus le puzzle avance et plus on a envie de poser une pièce en plus. Il y a même un sentiment, lorsque l’on arrive à la fin de montée en puissance. Et la satisfaction ultime de placer délicatement la dernière pièce. Puis de passer sa main sur l’image pour caresser cette fresque qui nous a donné tant de mal. Et sentir sous ses doigts la rugosité des interstices entre les bouts de cartons. Le plaisir de sentir sous ses doigt que leur alignement est parfait.
Puis on se lève, on prend de la hauteur et on admire son œuvre.
Et Apres ?
La grande question qui intrigue tout le monde c’est : qu’est-ce qu’on en fais après ?
Dans mon cas la question ne se pose pas, je vais le démonter pour le rapporter à la médiathèque.
Mais je n’en suis pas triste, car c’est plus le voyage que la destination qui est important dans cette activité.
Au final je ne suis pas déçu de cette expérience. J’espère avoir à nouveau une période de vacances pour me consacrer à un nouveau puzzle