Nutcracker

L’arrivé de décembre est synonyme d’apparition de catastrophes Je ne parle pas des chutes de neige extraordinaires, mais bien des films de Noël.

Cette année Dinsey+ nous propose une variante. Dans l’imaginaire collectif on imagine la jeune femme vivant en ville et qui rentre dans son village natal et qui tombe amoureuse de noël et du sympathique bucheron au grand cœur. Ici point de jeune femme cherchant l’amour. Non on aurait pu effleurer l’idée de passer le test de Bechdel. Non ici, c’est un homme, Ben Stiller qui vient dans l’Amérique rurale.

Et pour faire original il ne trouvera pas une partenaire de couple, mais des enfants.

Oui, et parce qu’un enfant ça n’était pas assez, dans la surenchère il y a 4 enfants ! Et 4 enfants bien turbulents, qui deviendront plus sage grâce à une présence “paternelle” dans leur foyer. Tous les bons sentiments des films de noël sont bien là.

Mais est ce qu’on s’attache à ce célibataire qui vient de la ville ? Pas tant que ça. On le comprend un peu, se retrouver du jour au lendemain avec 4 enfants non désirés ça fait un choc. Et il n’y a pas d’évolution du personnage, ou en tous cas on ne le ressent pas. On ne s’attache pas non plus à ces enfants. On ne sent pas leur désespoir d’avoir perdu leurs 2 parents.

Le film passe tellement à coté de tout, qu’il rate même des blagues de pets qui tombent à plat. Et pourtant je suis bon public pour ce genre d’humour.

C’est un film qui n’a pas d’autre fonction que d’occuper votre cerveau devant un écran. Je n’ai eu aucune émotion. Pour vous dire au milieu du film j’ai ramené ma planche à repasser pour plier du linge. Et quand tu commences à faire autre chose durant un film, que ce soit une activité ménagère ou du scrolling sur téléphone, c’est qu’on n’est pas vraiment intéressé.

En gros à la vingtième minute, on a tous compris ce qu’il allait se passer. Et, au final, on a raison.

Un film dans la droite ligne des comédies romantiques de Noël mais qui n’apporte rien.