Défense d'extinction (Ray Nayler)
Quand la SF, c’est toujours un peu du militantisme. Montrer le futur, que l’on pourrait avoir si on continue dans cette voie ou si on avait choisi cette voie.
Ici on parle d’un sujet plus qu’actuel l’extinction d’espèce, pas à cause du réchauffement climatique mais à cause de l’homme. Bon ok le réchauffement climatique c’est la faute de l’homme. Mais là on parle de braconnage. D’une tuerie directe.
Une tuerie pour quoi ? Pour de l’ivoire. On parle de la chasse d’éléphant jusqu’à ce qu’on ait tué le dernier. Et on fait quoi après ? On les clone ? on en garde un couple dans un zoo ? Façon arche de Noé, pour le jour où les gens seront moins cons, ou moins avide de l’argent que la vente d’ivoire rapporte.
Ne nous mentons pas, ça n’arrivera pas.
Dans ce roman distingué d’un prix Hugo (je vous ai dit que je regardais les livre primé ces derniers temps) c’est Damira une spécialiste des éléphants qui va les défendre au péril de sa vie. Et même après sa mort son combat continue.
Le roman commence un peu étrangement comme des pensées mélangées. Les pensées de quelqu’un qui se souvient, de ce qu’il était, de ce qu’il est devenu.
Et puis rapidement on comprend ce qu’il en est. On suit donc cette aventure qui en une centaine de page nous raconte ce qu’il adviendra dans un monde sans éléphants et comment les scientifiques vont essayer de les recréer. Eux ou des êtres qui s’en rapprochent.
Mais un être recréé est-il encore le même. S’il ne sait pas interagir avec son environnement car il a été élevé en captivité, comment va-t-il se débrouillé dans la nature ? Et si on recréer un animal pour qu’il vive dans un zoo, a-t-on vraiment gagné quelque chose ? Est-ce que c’est ça sauver une espèce ?
Ce roman interroge le fait de compter sur la technologie pour se sauver du réchauffement climatique et de ses effets.
Je vous le conseille